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Présentation

CRESSIER ! Village !?
Si vous ne descendez pas, vous ne pouvez que monter, en suivant le regard qui s'émerveille de tant de vieux toits, de pignons, de tourelles où nichent les hirondelles. C'est un village léger qui porte allégrement ses deux mille ans, ou peu s'en faut. Le Soleil s'y lève sur le lac de Bienne, s'y couche dans le lac de Neuchâtel, après avoir doré les vignes de Cressier toute la journée.

 

CRESSIER ! Jumelage !?
Le 4ème jour de l'an de grâce 1991, les communes de

Cressier en Suisse, République et Canton de Neuchâtel
et Fegersheim/Ohnheim en France, Région d'Alsace, Département du Bas Rhin

font alliance par jumelage.
Elles se promettent mutuellement l'accueil, l'amitié et l'aide pour le présent et le futur.
Fegersheim-Ohnheim est une commune de la plaine alscacienne à 12 km au Sud de Strasbourg. Fergersheim est situé sur la grande route qui traverse l'Alsace du nord au sud, Ohnheim par contre, son annexe, primitivement petite agglomération de pêcheurs, se trouve 1 km plus à l'est sur l'Ill.

A travers les siècles, Fegersheim-Ohnheim était un village agricole. Mais par suite de l'évolution économique et le développement de l'industrie dès la fin du 19ème siècle et surtout depuis les années 1950; de nombreux changements se sont opérés par l'installation d'entreprises industrielles et de maisons d'habitations qui ont transformé la vie de la commune.

 

CRESSIER ! Pacte !?
Que de chemin parcouru depuis  le jour ou quelques pionniers venant du Sud de l’Italie sont venu poser leurs valises dans notre région et le moment solennel de la signature de notre pacte d’amitié avec Salve-I par le biais de l'association Salve-Nosciu le 23 octobre 2010.

Ils auraient pu prendre le chemin des Amériques ou d’ailleurs mais non, c’est dans notre belle région qu’ils ont décidé de poser leurs bagages, des bagages chargés d’espoir mais aussi de craintes.

Espoir de trouver un travail qui leur permet d’envoyer quelques deniers à leurs familles restées au pays, mais aussi craintes de l’éloignement, de la solitude,  une famille restée au village tout en bas de la botte , les difficultés  de s’exprimer dans une langue inconnue.

Les premières années sont difficiles, l’intégration n’est pas toujours facile, due à la méfiance du peuple Suisse face à ces étrangers venus du Sud. Il faut apprendre à mieux connaître leurs habitudes, leur mode de vie, leurs traditions.

Mais petit à petit, nos amis de Salve commencent à partager leurs loisirs avec les habitants du coin, la méfiance s’estompe, et à la fin d’une dure semaine de labeur à construire nos routes, nos maisons, à cultiver nos terres, ils se retrouvent devant un apéritif au bord d’un terrain de football et les premiers contacts se font. On apprend à mieux se connaître et voilà que débute une longue histoire d’amour entre deux peuples.

Puis arrive la fin de l’année, le moment tant attendu est là. Il faut préparer les valises et le long voyage de retour vers sa terre natale commence. On embrasse enfin la famille, les enfants ont grandis, l’épouse s’est occupée de tout durant l’absence du père de famille. Il faut expliquer, raconter l’année écoulée, ses joies, ses peines.

Mais avec le temps et une intégration réussie, c’est le moment de prendre la grande décision ! Faire venir la famille au complet dans son nouveau pays d’adoption, la Suisse. Une nouvelle vie commence.

 Et après quelques années, on peut le dire aujourd’hui, la réussite est là, il n’y a plus de différence entre un Salvesi et un Cressiacois.

Beaucoup se sont engagés dans les diverses sociétés de notre commune, d’autres siègent au Conseil général, les enfants ont suivi leur scolarité dans notre village et ont continué leurs études  ou un apprentissage  avec succès.

Dans ce monde où les problèmes d’immigration sont journaliers, où le racisme fait des ravages, il serait  beau que cette réussite soit prise en modèle et puisse servir d’exemple loin à la ronde...