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Monuments
Château de Cressier
C'est en 1555 que naquît Jacob Vallier, fils de Pierre Vallier II. Il succède à son père dans la charge de gouverneur de Neuchâtel dès 1594. Il habite dès lors à Cressier dans la charmante Maison à Tourelle (Maison Vallier) que son père avait fait construire en 1572.

La demeure familiale parut probablement trop modeste au gouverneur Jacob Vallier. C'est sur un terrain situé en face de son habitation qu'il fit élever de 1610 à 1616 le château qui domine les toits du village.

L'édifice rectangulaire, étayé aux quatre angles de tours carrées, il est entouré d'un mur crénelé, fortifié de deux tourelles d'angle. La plupart des pièces étaient chauffées par des cheminées monumentales, décorées d'écus aux armes Vallier. Le château de Cressier était la plus grande résidence du pays de Neuchâtel à cette époque.

Sept ans après la fin de la construction, Jacob Vallier meurt à l'âge de 68 ans. Propriété successive des familles Vallier, De Roll, De Diesbach et Tschiffely, le château est racheté par la commune de Cressier. Elle y installe ses écoles et son administration.

Maison Vallier
Maison patricienne, construite par Pierre Vallier II en 1572, actuellement propriété de la Commune de Cressier.

Bâtie sur une voûte en arc surbaissé sous laquelle passe un ruisseau (le Ruhaut). Magnifique tourelle d'angle, dont 5 des 6 pans sont en saillie, ornée d'un cadran solaire.

Pierre Vallier décède en 1594, il est inhumé dans la chapelle Vallier, partie de l'ancienne église paroissiale située dans l'actuel domaine du Château Jeanjaquet.

A ce jour salle de spectacles, fêtes diverses et banquets. Un caveau est aménagé en sous-sol.

Possibilité de location auprès de la commune.

Saint-Martin 15-17
Maison patricienne du 15ème siècle. La première mention de la maison dans les textes date de 1432, mais celle-ci remonte au moins au 14ème siècle, comme l'ont révélé les recherches archéologiques.

C'est en 1685 que noble Wolfgang Greder donne à la maison son allure extérieure actuelle. Grâce à la magnifique restauration de 1993, les façades ont retrouvé leur decor peint des 16ème et 17ème siècles.

Restaurant du Chasseur

Bâtiment ayant abrité de 1518 à 1560 un hôpital pour les pauvres, fondé par Pierre Vallier I. Son fils Pierre Vallier II y crée la première école de Cressier en 1560. L'administration communale et l'école y demeureront jusqu'en 1859, date à laquelle la Commune de Cressier achète le château.
Présence d'une cippe romaine dans la façade sud-ouest.

Maison et cour Molondin
Jacques d'Estavayer, seigneur de Molondin, colonel au service de France et gouverneur de Neuchâtel et Valangin y bâtit la maison vers 1648.

En 1704, la maître maçon Jacques Clottu de Cornaux, y contruisit un escalier du côté nord. Un pressoir fût édifié au sud-est de la cour en 1747. Dans la cour de nombreuses affaires d'Etat furent traitées.

Maison Richard
Maison villageoise datant probablement de 1412. Belle façade sud composée de 2 portes à anse de panier, 2 fenêtres à meneaux et 5 corbeaux de pierre. A abrité au rez-de-chaussée la cave dite de la seigneurerie. Le pavage en galets est unique au village.
Maison Hôpital Pourtalès
Maison patricienne. Propriété de l'hôpital Pourtalès depuis 1813, la construction remonte au 16ème siècle.

Belle entrée de cave dont l'arc en anse de panier est biseauté. Au sud, une fenêtre à 3 baies dont celle du milieu est légèrement plus élevée. Entrée de grenier inhabituelle. Sur la porte d'entrée est, les armes d'alliance Tugginer et Saler.

Maison des Thuyas
Maison patricienne qui, en 1615, propriété des frères Ours et Jacques Vallier, constituait le Clos de la Farouse avec le jardin et les vignes attenants. Propriété successsive de Philippe de Chambrier et P.-A. Dupeyrou, le bâtiment n'a pas subi de transformations importantes depuis 1762. Colombages très apparents au 3ème étage.
Maison des Cyclamens
Maison de maître du 17ème siècle avec un magnifique toit à la mansart. Construite en 1678 pour noble Jacques Monnin de Cressier, ancien capitaine au service du France. Une auberge à l'enseigne de l'aigle noir a occupé les lieux de 1787 à 1814.
Maison Gustave Jeanneret
Construite au 16ème siècle par la famille Vallier, Paul de Froment la restaure en 1729. Le peintre Gustave Jeanneret (1847-1927) acquiert la maison en 1888. Il y installe un atelier qui sera également celui de son fils, le peintre Blaise Jeanneret (1897-1988). Belle pièce dite “Chambre chinoise” et fresques de la vigne de Gustave Jeanneret.
Laurent Perroud
jeune, il s'établit à Cressier en qualité de maçon et sculpteur. Dès 1545, il connaît la notoriété et on l'appelle de toutes parts pour lui confier des oeuvres. On lui doit entre autres la réalisation de nombreuses fontaines, dont celles de la Justice et du Banneret à Neuchâtel, la fontaine du Lion et la maison Vallier à Cressier, ainsi que la maison des Halles à Neuchâtel. Il décède en 1584.
Eglise catholique

Eglise Saint-Martin, néogothique, construite entre 1873 et 1875 sur l'emplacement de la chapelle du rosaire (1608). Elle abrite diverses pierres tombales et des stalles (1674) provenant de l'ancienne chapelle ainsi qu'un grand crucifix datant du 13ème siècle ou du 14ème siècle, autrefois sans doute à l'ancienne église (château JeanJaquet). Les vitraux ont été réalisés par Yoki en 1969 et 1978. Le chemin de croix est l'oeuvre d'Emile Engeloz (1978).

Clos-Rousseau
Propriété constituée en 1711 par le conseiller d'Etat Frédéric de Chambrier. Remarquable grille d'entrée surmontée d'une dentelle de fer forgé entre deux murs concaves dégageant l'entrée. Actuellement, centre pédago-thérapeutique pour enfants.
Cave des Lauriers
Maison vigneronne dont la fondation des caves date de 1505. Belle composition des façades sud et ouest.
A voir: cour intérieure, entrée de cave voutée.
Rural: ancienne grange et écurie de la propriété avec des encadrements de portes et de fenêtres construits en composants anciens.
Ensemble intéressant par la position occupée dans le site.
Cave des Saint-Martin
Manoir reconstruit en partie au début du 18ème siècle. Sa tourelle portant la date de 1563, noyée dans l'annexe occidentale de 1844, comporte un escalier en vis à très rare limon hélicoïdal. Remarquables aussi les restes de l'encadrement de porte en pierre jaune ainsi que les montants de fenêtres visibles à l'intérieur de la tourelle (ouvrage de Laurent Perroud ou de son atelier). Au midi, le rez-de-chaussée à conservé une porte en anse de panier. Le vaste pignon, protégé par un avant-toit en berceau, laisse apparaître les poutres de son colombage.